Pas envie de s’y remettre … que ce soit d’y penser ou d’œuvrer.
L’infertilité de durée longue vous suit à la trace quasiment partout et tout le temps. Ne plus y penser VRAIMENT relèverait
d’un défaut majeur de l’activité cérébrale.
Mais il est vrai que re goûter à des bons moments, détachés des sentiments négatifs accumulés et de l’enjeu d’avoir un enfant
pour soi, son couple, sa famille, que ce soit en amoureux, entre amis, … démontre qu’il est possible de vivre sans.
Le plus dur est l’environnement qui peut sans cesse vous remettre le nez dans la m… que ce soit au sein de la famille, des
copains, du boulot, … L’ermitage étant la seule option efficace à mon sens.
Désirer
Vouloir ne plus désirer
Essayer de ne plus désirer
Vouloir désirer plus pour mieux espérer et que ça marche mieux
Positiver
Vouloir, essayer de positiver
Vouloir écouter son corps et ses limites
Désespérer complètement
Se demander si on change de voix, quelles voies reste-t-il
Vouloir jeter projet bébé avec l’eau du bain
Essayer de pratiquer l’amour altruiste, en se réjouissant du bonheur des autres (ou comment tenter d’éviter
l’ermitage)
Se dire « et m…, y’a pas plus d’amour altruiste chez ceux qui vous bassinent de leur bonheur quotidien, alors j’ai
d’autres choses à faire que me réjouir pour eux ».
Quel autre choix ?
Celui de laisser faire les choses, qu’un jour la nature fasse seule un petit miracle… ou non ! Faire le deuil sans le
faire complètement ; s’en remettre à sa bonne étoile… Mouais...
Au point où nous en sommes….. Se laisser porter !!!
Déjà que les ovaires frôlent l’entorse, autant éviter l’entorse des méninges… dans la mesure du possible.
S’en remettre juste au « programme » établi avec son homme… Ce sera plus
« « simple » » !
Mercredi était la journée « reprise des hostilités ». Fallait du lourd, un planning de ministre sinon rien,
une occupation à 300% pour éviter toute tentative de fuite, de rébellion neuronale,…
Matin : 3 h de réunion d’information adoption.
Les chiffres, les délais, les critères, la situation de l’adoption… Vraiment de quoi frémir !!!! Et dissuader au passage
ceux qui ne sont pas prêt à vivre, ce que les travailleurs sociaux intitulent eux-mêmes, le « parcours du combattant »… Le vrai dans toute sa splendeur. Se mettre au tranxène de suite
serait sans doute fort utile. Sorte de PMA sans aiguille, hormone, ni embryon, version trituration psychologique, guerre des nerfs, avalanche paperassière,…
Nous ne nous sommes pas du tout sentis visés quand ils ont dit qu’ils déconseillaient TRES VIVEMENT ce parcours aux personnes
en cours de PMA…
Moi je dis, j’aurais aimé voir Johnny Hall*day se faire plier en 4 aux entretiens psy…. Ca a du être dur pour lui de
justifier dans les moindres petites subtilités ce pourquoi il pensait pourvoir être un bon papa pour des enfants adoptifs…. Ahhh.
Après-midi :
Séjour de quelques heures dans la salle d’attente du centre PMA.
Echo endo sanguinolente… Youpiiii, le kyste a pris ses quartiers d’été hors de mon corps.
« Bilan hormonal bonnard » selon le gygy de garde.
Possible donc de commencer là tout de suite une nouvelle FIV, prendre une nouvelle rampe de lancement vers l’étoile nommée
bébé, …
Ah ouais… j’y vais, j’y vais pas ? (je me permets d’utiliser le
« je » puisque mon chéri s’en remet à moi, si je suis prête ou non, …).
Ca va être quoi le programme cette fois… ? Echec après transfert, done. Echec de stimulation, done. Kyste de
stimulation, done. J’le sens bien pour cette fois : pas de blasto à J5. C’est un bon classique ça…
Un ange passe, un cerveau bug, je fais du mauvais esprit, pourquoi suis-je dans ce merdi*r inextricable…
Je devrais foncer, oublier les nombreux râteaux qui ont précédé, courir, voler vers ce nouvel espoir…
Fort sceptiquement mais sûrement, c’est une injection de Ménopur et une injection de Cétrotide qui m’attendaient au retour à
la maison…
Je râle, je râle, … mais quand même... c’est pas simple TOUT CA !! Il en faut de l’énergie pour ces longues et
interminables années de quête, … TELLEMENT… !
On va y croire… un peu.